Time

28 avril 2008 19:21
 
 


Au bout d'un chemin terreux j'aurais voulu te dire de prendre le temps dont tu as besoin, pour toi et les enfants, ne pas se précipiter dans une aventure risquée au risque de le regretter... J'ai conscience de ces instants volés, indécis, magiques et éphémères emprunt comme tu le dis de ton manque de courage. Mais c'est plutôt que tu refuses de prendre les mauvaises raisons pour la meilleure des excuses. J'en ferai tout autant et ne pourrais te le reprocher, deux mois après quelques instants ancrés à jamais désormais.
On ne chamboule pas sa vie sur un coup de tête, je crois. On chamboule juste ses habitudes, la routine et les sentiments qu'on pensaient éternels..

Peut-être que cette passion sera digne d'une étoile filante pour éclairer la nuit que tu traverses et que tu retrouveras ce qui te manque, celle qui te manque... Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. J'ai beaucoup trop de cartes sur la table pour pouvoir encore bluffer. Sur le piano, une partition semble vouloir danser, animer les notes dont elle est composée pour entonner un doux blues.

Chacun de tes gestes est une preuve suffisante pour continuer à regarder droit devant sans jamais me retourner, c'est un peu toi qui danse dans tout mon univers, mélancolique, fantastique, extatique... Je n'ai pas perdu cet arc-en-ciel qui comble mes longues nuit d'errances, promesse chaque jour que les couleurs illumineront ma nuit après cette pluie.

Je suis là, j'ai encore assez de temps pour regarder devant moi, près de toi, avec moi. Assez de temps pour patienter et ne pas te laisser filer. Assez de temps pour aimer.

Humeur: Tactile