On Air
J'étouffe. Quelques instants volés ne suffisent plus à me rassasier, ce trop peu d'oxygène qui m'évite de suffoquer. Il manque cet air entre lui et moi, son air pour apprécier le mien ...
Comme chaque soir j'irai m'enivrer de sa douceur, la tendresse des souvenirs qu'il laisse en moi, et je réfléchirais, en vain, histoire de combler mes longues nuits et d'apaiser mes stupides réflexions. J'ai froid, il manque quelque chose près de moi.
J'ai choisis ce supplice qui me rempli de bonheur et m'impose quelques douleurs, la longueur de ses absences et la rapidité de sa présence, je n'emprunte que quelques moments dans sa vie, en tentant d'y laisser une trace, je passe... Je ne veux pas que tu m'effaces.